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Le genou du

skieur

L’entorse du genou chez le skieur: un accident trop fréquent!

Quelques chiffres:

Plus de 5 millions de français pratiquent chaque année le ski, ce qui correspond à 55 millions de journées skiées. On déplore 135 000 accidents de sports d'hivers par an. Les entorses du genou représentent plus de 1/3 des accidents (36 %). Lors des entorses, dans un cas sur deux, on constate la rupture du ligament croisé antérieur. Les femmes âgées de plus de 25 ans, sont 3 fois plus fréquemment touchées que les hommes. (Source : Médecin de montagne 1999/2000).    Ces chiffres suscitent plusieurs questions:

Pourquoi l’entorse du genou en 1ère place des accidents ?

Ce phénomène est relativement récent. Dans les années 50/60, les fractures de jambes étaient beaucoup plus fréquentes. La modification des chaussures de ski a permis de reporter les forces en grande partie sur le genou. En effet, celles-ci ont une tige haute et rigide qui immobilise la cheville et transfère les forces de rotation lors d’un accident du genou. L’augmentation de nombre de skieurs a favorisé les collisions et les raisons de chutes. L’amélioration de la qualité des pistes, a permis à des skieurs de niveau modeste d’atteindre des vitesses beaucoup plus élevées.

Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées que les hommes ?

La lésion du LCA représente 12 % de toutes les lésions, soit 16 000 ruptures chaque saison. Celles-ci représentent 20 % du total des lésions chez la femme, contre 9,2 % chez l’homme. La proportion de lésions est de 2 femmes pour 1 homme, alors que le comptage témoin au pied des pistes montre une répartition de 35 % de skieuses pour 65 % d’hommes. A partir de 25 ans, les femmes sont 3 fois plus souvent victimes de rupture du croisé que les hommes. Cette lésion est particulièrement fréquente chez les débutantes. Pour expliquer cette plus grande fréquence, plusieurs raisons peuvent être invoquées : Anatomiquement, la femme présente plus volontiers des membres inférieurs en valgus       ( c’est à dire en X) qu’en varus qui est l’apanage des hommes (genoux arqués).    La souplesse ligamentaire (hyperlaxité) est plus fréquente chez les femmes. La protection articulaire par des muscles puissants et entraînés est moins bonne chez les femmes.   

La préparation physique

On conçoit facilement qu’il est difficile pour un organisme de pouvoir de manière quasi instantanée, passer d’1 ou 2 heures de sport par semaine à un rythme de 4 ou 6 heures par jour, sachant que les conditions climatiques sont souvent bien éloignées des sports pratiqués tout au long de l’année. Pour améliorer l’adaptation à cette activité sportive plus intense, il faut accepter de préparer ses muscles et ses articulations. Pour ce faire, il est conseillé d’effectuer un entraînement spécifique de deux mois avant le départ pour les sports d’hiver. Pour atteindre ce but les moyens ne manquent pas. Dans la vie courante, il faut privilégier la marche à pied, la montée des escaliers Certains sports facilitent une bonne adaptation, à la fois cardio respiratoire et sur le plan ostéo articulaire : course à pied, 2 x /semaine au minimum 30 mn, natation dans les mêmes proportions.  Le vélo est tout particulièrement recommandé car il permet de développer les membres inférieurs, de travailler l’équilibre, la vigilance.  La natation est un bon sport à la fois de détente et de développement de la fonction respiratoire. L’utilisation de palmes, si elle est autorisée, améliore le renforcement musculaire. Certains exercices sont particulièrement recommandés pour la préparation au ski : corde à sauter, exercice de la chaise, sauts avant arrière ou latéraux, sur une jambe ou deux jambes, pieds écartés ou joints, travail sur plateaux d'équilibre (proprioception), mini- trampoline.   La prévention technique Le matériel joue un rôle essentiel dans la prévention des accidents et les professionnels du ski notent que dans 50 % des cas les fixations de ski sont mal réglées. Deux cas de figures se présentent : Le réglage est trop faible et c’est la chute par déclenchement intempestif des fixations Le réglage est trop fort et c’est l’absence de déclenchement lors d’une chute. Ce dernier phénomène est le plus fréquent. Une enquête des médecins de montagne, effectuant en 98 avec la collaboration de SALOMON, a montré que 82 % des skieurs victimes d’une entorse du genou, n’ont pas déchaussé lors de l’accident. Des normes ont été définies par les professionnels, qui tiennent compte du poids, de la pointure, du niveau de ski et désormais du sexe du skieur. Un logo affiché chez les loueurs permet de reconnaître le professionnel qui respecte ces normes. L’utilisation de skis courts, en diminuant le bras de levier, semble être un facteur de prévention des accidents du genou. L’apprentissage d’une bonne technique, qui permet de maîtriser sa vitesse, est là encore un facteur utile de prévention. La fréquentation de plus en plus importante des pistes, doit pousser le skieur à respecter les consignes de sécurité : priorité, stationnement, pour éviter les collisions.   L’adaptation à la montagne Pour le citadin qui profite le plus souvent d’une semaine par an de la montagne, le temps d’adaptation à ces nouvelles donnes est très court. L’alimentation doit être adaptée à la fois aux efforts physiques plus intenses et plus prolongés. Le petit déjeuner doit devenir, s’il ne l’était pas, un repas à part entière. L’air sec de la montagne favorise la déshydratation. Il faut donc ne pas hésiter à boire régulièrement en évitant bien sûr les boissons alcoolisées. Pour lutter contre le froid, l’habillement doit être adapté, en particulier en haute altitude où les variations de température sont parfois très rapides. La lisibilité des pistes et du relief, doit toujours rester optimum, et pour ce faire, des lunettes ou des masques adaptés à l’éclairage, sont un facteur de prévention essentiel pour éviter les chutes. L ‘absence de visibilité notamment lors du brouillard ou des chutes de neige, multiplie considérablement les risques.    

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Le genou du skieur

L’entorse du genou chez le skieur: un

accident trop fréquent!

Quelques chiffres:

Plus de 5 millions de français pratiquent chaque année le ski, ce qui correspond à 55 millions de journées skiées. On déplore 135 000 accidents de sports d'hivers par an. Les entorses du genou représentent plus de 1/3 des accidents (36 %). Lors des entorses, dans un cas sur deux, on constate la rupture du ligament croisé antérieur. Les femmes âgées de plus de 25 ans, sont 3 fois plus fréquemment touchées que les hommes. (Source : Médecin de montagne 1999/2000).    Ces chiffres suscitent plusieurs questions:

Pourquoi l’entorse du genou en 1ère place

des accidents ?

Ce phénomène est relativement récent. Dans les années 50/60, les fractures de jambes étaient beaucoup plus fréquentes. La modification des chaussures de ski a permis de reporter les forces en grande partie sur le genou. En effet, celles-ci ont une tige haute et rigide qui immobilise la cheville et transfère les forces de rotation lors d’un accident du genou. L’augmentation de nombre de skieurs a favorisé les collisions et les raisons de chutes. L’amélioration de la qualité des pistes, a permis à des skieurs de niveau modeste d’atteindre des vitesses beaucoup plus élevées.

Pourquoi les femmes sont-elles plus

touchées que les hommes ?

La lésion du LCA représente 12 % de toutes les lésions, soit 16 000 ruptures chaque saison. Celles-ci représentent 20 % du total des lésions chez la femme, contre 9,2 % chez l’homme. La proportion de lésions est de 2 femmes pour 1 homme, alors que le comptage témoin au pied des pistes montre une répartition de 35 % de skieuses pour 65 % d’hommes. A partir de 25 ans, les femmes sont 3 fois plus souvent victimes de rupture du croisé que les hommes. Cette lésion est particulièrement fréquente chez les débutantes. Pour expliquer cette plus grande fréquence, plusieurs raisons peuvent être invoquées : Anatomiquement, la femme présente plus volontiers des membres inférieurs en valgus       ( c’est à dire en X) qu’en varus qui est l’apanage des hommes (genoux arqués).    La souplesse ligamentaire (hyperlaxité) est plus fréquente chez les femmes. La protection articulaire par des muscles puissants et entraînés est moins bonne chez les femmes.   

La préparation physique

On conçoit facilement qu’il est difficile pour un organisme de pouvoir de manière quasi instantanée, passer d’1 ou 2 heures de sport par semaine à un rythme de 4 ou 6 heures par jour, sachant que les conditions climatiques sont souvent bien éloignées des sports pratiqués tout au long de l’année. Pour améliorer l’adaptation à cette activité sportive plus intense, il faut accepter de préparer ses muscles et ses articulations. Pour ce faire, il est conseillé d’effectuer un entraînement spécifique de deux mois avant le départ pour les sports d’hiver. Pour atteindre ce but les moyens ne manquent pas. Dans la vie courante, il faut privilégier la marche à pied, la montée des escaliers Certains sports facilitent une bonne adaptation, à la fois cardio respiratoire et sur le plan ostéo articulaire : course à pied, 2 x /semaine au minimum 30 mn, natation dans les mêmes proportions.  Le vélo est tout particulièrement recommandé car il permet de développer les membres inférieurs, de travailler l’équilibre, la vigilance.  La natation est un bon sport à la fois de détente et de développement de la fonction respiratoire. L’utilisation de palmes, si elle est autorisée, améliore le renforcement musculaire. Certains exercices sont particulièrement recommandés pour la préparation au ski : corde à sauter, exercice de la chaise, sauts avant arrière ou latéraux, sur une jambe ou deux jambes, pieds écartés ou joints, travail sur plateaux d'équilibre (proprioception), mini- trampoline.   La prévention technique Le matériel joue un rôle essentiel dans la prévention des accidents et les professionnels du ski notent que dans 50 % des cas les fixations de ski sont mal réglées. Deux cas de figures se présentent : Le réglage est trop faible et c’est la chute par déclenchement intempestif des fixations Le réglage est trop fort et c’est l’absence de déclenchement lors d’une chute. Ce dernier phénomène est le plus fréquent. Une enquête des médecins de montagne, effectuant en 98 avec la collaboration de SALOMON, a montré que 82 % des skieurs victimes d’une entorse du genou, n’ont pas déchaussé lors de l’accident. Des normes ont été définies par les professionnels, qui tiennent compte du poids, de la pointure, du niveau de ski et désormais du sexe du skieur. Un logo affiché chez les loueurs permet de reconnaître le professionnel qui respecte ces normes. L’utilisation de skis courts, en diminuant le bras de levier, semble être un facteur de prévention des accidents du genou. L’apprentissage d’une bonne technique, qui permet de maîtriser sa vitesse, est là encore un facteur utile de prévention. La fréquentation de plus en plus importante des pistes, doit pousser le skieur à respecter les consignes de sécurité : priorité, stationnement, pour éviter les collisions.   L’adaptation à la montagne Pour le citadin qui profite le plus souvent d’une semaine par an de la montagne, le temps d’adaptation à ces nouvelles donnes est très court. L’alimentation doit être adaptée à la fois aux efforts physiques plus intenses et plus prolongés. Le petit déjeuner doit devenir, s’il ne l’était pas, un repas à part entière. L’air sec de la montagne favorise la déshydratation. Il faut donc ne pas hésiter à boire régulièrement en évitant bien sûr les boissons alcoolisées. Pour lutter contre le froid, l’habillement doit être adapté, en particulier en haute altitude où les variations de température sont parfois très rapides. La lisibilité des pistes et du relief, doit toujours rester optimum, et pour ce faire, des lunettes ou des masques adaptés à l’éclairage, sont un facteur de prévention essentiel pour éviter les chutes. L ‘absence de visibilité notamment lors du brouillard ou des chutes de neige, multiplie considérablement les risques.